Pour les alternatives au tout routier

Autoroute - Déroute des routes GreenVoice

En 2022, on comptabilisait 55 projets routiers contestés en France, représentant au moins 18 milliards d’euros, dont plus de 12 milliards d’argent public (source Reporterre). Le tout routier fait système et chaque route a un impact environnemental et social négatif :

Artificialisation, pollution et destruction du vivant. Les routes représentent plus du quart de l’artificialisation totale en France, soit 1,28 million d’hectares. Le transport est aussi le premier secteur émetteur de gaz à effet de serre, à hauteur de 30 % du total national et 47% pour les poids lourds.

❌ Un système inégalitaire. Le développement du tout routier renforce les inégalités sociales. L’absence d’alternatives contraint à posséder un véhicule, voire plusieurs. Le concept de « précarité-mobilité » est désormais bien documenté.

❌ Un système contre les citoyens et citoyennes. L’aménagement du territoire se décide sans les habitants, sans questionner leurs réels besoins, au mépris de leur histoire et de leur attachement à leur cadre de vie, à leurs paysages.

Pour lutter contre ce système, la coalition La Déroute des routes, associée à GreenVoice, crée un espace d’échanges, de solidarité et d’actions qui réunit des dizaines de collectifs en lutte face à des projets routiers, partout en France. La coalition appelle à un moratoire sur ces projets, à travers des modes d’actions pluriels : plaidoyers, travail médiatique, campagnes d’actions de terrain, organisation d’événements, analyses politiques et juridiques.

Des projets opaques pour un modèle dépassé

Malgré la catastrophe environnementale amorcée, les grands projets d’aménagement routiers sont décidés en toute opacité, sous le poids des lobbies et sans prise en compte de la parole citoyenne et des capacités d’expertise de la société civile. La poursuite d’un modèle favorisant l’auto-solisme et la volonté de développement du fret routier, ont un impact sur la qualité de vie, la santé de la population et l’environnement. Partout en France, des projets routiers, parfois vieux de plusieurs décennies, avides d’argent public, sans intérêt ou néfastes, sortent des cartons alors que des solutions alternatives sont possibles. 

Des territoires qui résistent, des projets à stopper

Le contournement routier d’Arles menace le patrimoine écologique et naturel exceptionnel de la Camargue. Dans l’Eure-et-Loire, un projet vieux de plus de 20 ans chiffré à plus d’un milliard d’euros n’a aucune cohérence économique ni démographique ; dans le Tarn le projet de l’A69, une  autoroute payante et parallèle à la nationale pour moins de 7000 usagers par jour, se réalise. 

Ces projets sont des exemples emblématiques d’une vision de société dépassée. Le modèle du « tout routier » repose sur l’idée que toujours plus de mobilité serait synonyme de liberté et de progrès. Pourtant, pour beaucoup, les déplacements quotidiens sont surtout une contrainte de temps, de coût et d’organisation, tandis que le transport massif de marchandises résulte d’une économie qui produit loin pour maximiser les profits. Là où des routes émergent, l’artificialisation des terres s’accélère : on attire à tout prix habitants et entreprises (lotissements, zones commerciales, entrepôts…), détruisant des milieux naturels, paysagers et agricoles. C’est une condamnation à mort de la ruralité. Cette expansion folle se répète partout : jusqu’où ? jusqu’à quand ? Stoppons cette dynamique mortifère.

Ensemble, changeons de trajectoire

Face à cette attaque tous azimuts, refusons la fatalité, demandons un changement drastique de trajectoire. Pour que l’argent public soit utilisé par l’État pour engager de véritables politiques publiques de transports collectifs et doux et de transport de marchandises par le rail et le fluvial, pour cesser la surenchère routière qui nous conduit droit dans le mur. 

Développer les transports collectifs, le vélo, la marche et le covoiturage ; rééquilibrer l’espace public au profit des usages collectifs ; relocaliser l’emploi, les services publics et les productions ; repenser les villes et villages autour de la proximité. L’objectif n’est pas seulement de changer les modes de transport, mais de transformer nos façons d’habiter, de produire et de consommer afin de préserver les ressources naturelles et d’améliorer la qualité de vie. Cette approche permet des territoires plus autonomes où les déplacements deviennent un choix plutôt qu’une obligation. Il est encore temps de prendre un autre chemin, et de stopper la destruction des paysages et la course folle vers l’augmentation des pollutions et émissions de CO2.

Hérisson la déroute des routes GreenVoice
Bloque périph No Macadam GreenVoice

Soutenir une mobilisation locale

  • Chaque signature, chaque mobilisation locale compte. De Chartres à Saint-Péray, des personnes se mobilisent pour éviter de se prendre le mur.
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  • Rejoignez-les. Signez leurs pétitions, informez vos voisin·es, interpellez vos élu·es. Soutenez la pétition locale la plus proche de chez vous en cliquant sur la carte.

Soutenir la mobilisation nationale

Pour lutter contre l’artificialisation à marche forcée de nos terres agricoles et naturelles, et pour engager la nécessaire sortie de route de tous les projets climaticides.

La Déroute des routes a lancé une pétition pour demander un moratoire sur tous les projets routiers, dans l’attente de leur ré-examen au regard des stratégies fixées par l’État et des enjeux climatiques, écologiques et sanitaires auxquels nous faisons face.

Soutenez, rejoignez nos luttes, demandez avec nous ce moratoire, pour mettre les routes en déroute !

Photo Déroute des déroutes

Un projet routier menace près de chez vous ?

Lancez une pétition pour tirer le signal d’alarme, mobiliser les citoyen·nes de votre territoire et interpeller les élu·es. C’est très simple et ça se fait en quelques clics. Vous recevrez les conseils de l’équipe GreenVoice et on vous mettra en relation avec les collectifs qui agissent déjà sur cet enjeu.

Partenaires

La coalition Déroute des Routes rassemble depuis janvier 2022 des associations et collectifs en lutte contre des projets routiers destructeurs. Cinquante collectifs se sont unis pour demander l’arrêt de projets routiers contestés. 

Crédits photos : © Greenpeace : Sophie Dupressoir / © La Déroute des routes