L’affichage sauvage est un moyen simple, visible et créatif de porter un message citoyen dans l’espace public.
Mais pour que cette action reste efficace et limiter les risques, il faut s’y préparer en amont.
Voici le guide complet pour organiser une opération d’affichage dans les règles de l’art, de la préparation à la communication post-action.
Avant de commencer, préparez le matériel nécessaire :
✅ de la colle à farine (faite maison)
✅ des affiches en quantité suffisante
✅ des balais-brosses et pinceaux épais pour appliquer la colle
✅ des seaux, bouteilles ou pots pour verser la colle
✅ des chiffons pour essuyer les mains et le matériel
✅ des vêtements salissants ou de pluie
⚠️ Pensez à conserver les tickets d’achat de votre matériel.
Pour environ 5 litres de colle naturelle, il vous faut :
1,5 kg de farine blanche
5 litres d’eau froide
Une casserole
Un fouet
Avant de partir coller, vérifiez que vous avez tout sous la main :
✅papiers d’identité (carte nationale d’identité ou passeport)✅ les affiches (emporter uniquement ce dont vous avez besoin)✅ la colle prête✅ les brosses et balais✅ les seaux ou bouteilles de colle✅ les chiffons✅ des vêtements adaptés
Si vous n’avez jamais fait de collage, faites un essai avant le jour J pour tester la qualité de votre colle et votre technique.
Le travail d’équipe est essentiel pour une action fluide et efficace :
👉 Deux à trois colleuses·eurs par groupe pour appliquer les affiches👉 Une ou deux personnes pour rester en contact avec le public en cas de question, d’échange ou de difficulté éventuelles avec la police👉 Un personne chargée de prendre des photos et vidéos👉 Un personne communication, qui s’occupera de diffuser les images sur les réseaux après l’action👉 Un référent·e médias, pour les éventuels contacts presse Chacun son rôle : l’efficacité vient de la coordination !
Choisissez des lieux visibles, fréquentés et symboliques pour maximiser l’impact de votre message. N’hésitez pas à répéter l’action : les affiches sauvages sont souvent retirées rapidement.
Les espaces légaux d’affichage étant limités, certaines personnes ont parfois recours à ce qu’on appelle “l’affichage sauvage”, c’est-à-dire en dehors des lieux autorisés. Ceci afin de donner plus de visibilité à son message, de cibler un public spécifique ou tout simplement de se positionner dans des endroits plus fréquentés. Ce type d’action n’est pas légal et comprend un risque juridique qu’il convient d’avoir à l’esprit. Voici un rapide décryptage.
L’affichage dans des lieux ou sur des supports autorisés ne comprend pas de risque légal. La prise de risque commence dès lors que l’affichage se fait dans un lieu qui n’est pas autorisé. Il faut cependant distinguer entre deux types de risque juridique :
Enfin, pour éviter tout problème, ne vous prenez pas en photo de face pendant l’action. Privilégiez des clichés de dos ou des mains en action.
Pour les personnes ayant besoin d’un **casier judiciaire vierge** (enseignants, fonctionnaires…), les risques liés à l’affichage sauvage ne posent généralement pas de problème, car il s’agit d’une infraction contre les biens, pas contre les personnes. Mais en cas de doute, demandez conseil ou sollicitez une non-inscription au casier en cas de condamnation (peu probable).
En cas d’interpellation :
Les images sont essentielles pour valoriser votre action, mais attention à ne pas compromettre la sécurité des participant·es. Préparez votre matériel à l’avance (batterie, stockage, objectif propre) et soignez la lumière et la stabilité. Filmez de préférence en format vertical, sur de courtes séquences dynamiques, et variez les angles. Pour aller plus loin, consultez notre guide complet :
Une fois l’action terminée, partagez vos images et racontez votre expérience sur les réseaux GreenVoice. Chaque collage est une voix pour le climat, la justice sociale et la planète. Faites-le avec passion, créativité et respect : c’est ainsi que votre message marquera les esprits. C’est souvent un premier pas vers d’autres actions : rassemblements, interpellations d’élus, relais dans la presse…
GreenVoice ne s’engage en aucun cas à couvrir juridiquement ou financièrement les risques légaux associés à ce type de mobilisation.