- Thématique
- Sobriété et sur-consommation
- Localisation
- Fouju
Non au projet de DataCenter de Fouju (77) !
C’est le plus grand projet de Datacenter actuel en Europe, il est dédié en intégralité au développement de l’IA générative et consommerait la production entière d’une centrale nucléaire (1 200 MW), il est porté par un fonds d’investissement des Emirats Arabes Unis dans une commune rurale francilienne … et pourtant, il est probable que vous n’en ayez jamais entendu parler ! Car ce projet pharaonique doit voir le jour à Fouju, un village paisible de 600 âmes situé au milieu d’un vaste plateau agricole de Seine-et-Marne (77).
Alors que l’enquête publique relative au projet est sur le point de s’achever (du 30 avril au 30 mai 2026), de nombreuses zones d’ombre demeurent sur ce projet et ses incidences environnementales, sanitaires, économiques, sociales et énergétiques. En signant cette pétition, aidez-nous à offrir à ce projet l’attention nationale qu’il mérite. Car il s’agit du plus grand projet industriel de notre ère, qu’il engloutira l’équivalant de la production électrique d’un EPR et que sa construction renverrait aux investisseurs du monde entier le message suivant : la France est le hub européen du stockage de données, tout y est possible. La lutte contre l’émergence des datacenter et de l’IA en Europe ne peut donc faire l’économie d’une mobilisation contre ce cheval de Troie de l’économie numérique : le projet CAMPUS IA.
Dix raisons (parmi d’autres) de lutter contre le projet Campus IA à Fouju
1. Projet prévu sur des terres agricoles de bonne qualité : 90 ha impactés au total, dont 70 seront artificialisés. Ce projet sera donc le plus impactant de la région pour les terres agricoles, alors même qu’il n’a pas été planifié comme tel par le Schéma directeur de la région, qui prescrit au contraire d’utiliser en priorité des friches industrielles.
2. Gigantisme du projet : c’est le plus grand d’Europe, 50 Mds€ investis par un consortium international (Emirats Arabes Unis, Etats-Unis, France). 11 bâtiments pour 11 datacenters différents à alimenter, refroidir et construire (gabegie d'hydrocarbures et de ressources minières au coût humain indécent). Ce projet ne garantit aucunement par ailleurs la « souveraineté numérique » française : opérateurs et clients nomades internationaux, dépendance aux réseaux internationaux de transferts des donnés (câbles sous-marins, satellites), inféodation au Cloud Act américain.
3. Consommation électrique hors-norme : puissance de raccordement HT 1400 MW (par comparaison, l’EPR de Flamanville – la plus importante centrale nucléaire française - produit 1700 MW). Ainsi, le projet consommerait en une demie-journée autant d’électricité que toute la commune de Fouju en 1 an. De nombreuses zones d’ombre entourent l’impact du projet en terme de champs électro-magnétique, ce qui n’est pas anodin au regard du projet de prison sur la parcelle voisine à Campus IA.
4. Choix énergivore du refroidissement par air : près de 700 groupes froids (ventilation) sur les toitures, susceptibles d’entraîner entre autres des risques sanitaires, le système réfrigérant choisi utilisera annuellement 514,3 tonnes de fluides réfrigérants constitutifs de PFAS, dont il est prévu que 15 tonnes fuitent chaque année.
5. 613 groupes électrogènes de secours en cas de panne électrique, testés chaque mois. Plus de 30 000 tonnes de fioul HVO (carburant huile végétale importé), stockées dans 216 cuves enterrées et 613 cuves aériennes.
6. Gigantesque chaleur fatale produite par les équipements DC, évacuée par ventilation. Équivalant au chauffage utile pour 200 000 logements. Aucune solution de captation de la chaleur fatale n'est proposée. Risque de création d’îlots de chaleur, de 1 à 10 km autour du site selon les études. En l’état, ce projet n’est pas compatible avec les orientations du Schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie (SRCAE).
7. Pollution atmosphérique : PFAS dans les fluides réfrigérants, dépassement des nomes OMS de particules fines, en mode maintenance ou urgence du site, bilan global d’émission de gaz à effet de serre induits par le site non étudié : Rapportées à l’année, les émissions mesurées correspondent à 766 ktCO2eq/an, soit plus de deux fois les émissions de la Communauté de communes du territoire. C’est toute la trajectoire de réduction du territoire qui est ici aussi inversée.
8. On peut douter de l’efficacité des mesures prévues de réduction sonore des principales sources de bruit du site (groupes froids, groupes électrogènes, centrale de traitement d’air, transformateurs, sous-station électrique), auxquelles s’ajoutent les nuisances sonores et encombrement du trafic routier (cumulées avec le projet voisin de prison), en l’absence de réseau de transports en commun développé à proximité.
9. Ce projet participe grandement au dérèglement cumulé de l’écosystème local de la faune et du réseau hydrique, supprimant, coupant les corridors écologiques et la configuration des rus. Autant d’enjeux qui ne sont pas pris en compte dans les mesures destinées à éviter réduire et compenser (ERC) les atteintes à la biodiversité dans la mesure où le projet fait l’économie d’une dérogation espèces protégées (le projet impacte pourtant 61 espèces d’oiseaux, 2 espèces d’amphibiens, 7 espèces de mammifères, 9 de chauves-souris, 140 espèces de flore, dont de nombreuses à enjeux forts de conservation. Les mesures ERC sont extrêmement faibles au regard des 70 ha et de l’écosystème à détruire.
10. L'urgence imposée par ce projet qui, malgré sa primeur, bénéficie de l'ensemble des procédures allégées que l'Etat a récemment introduites pour favoriser l'économie numérique : projet arrêté en mai 2025 au sommet "Choose France", procédure fast track pour le raccordement électrique, enquête publique d'1 mois sans réunion publique, Projet d'intérêt national majeur, déclaration de projet pour soumettre les règles d'urbanisme locales, contentieux simplifié ....
Nous vous proposons de signer cette pétition et de participer à l’enquête publique à l’aide des arguments ci-dessus :
Donnez votre avis en ligne : https://www.registre-numerique.fr/epu-campus-ia/
Retrouvez toutes les infos et rdv sur ce lien : https://linktr.ee/stopcampusia
Bien que le porteur de projet tente d’utiliser toutes les procédures accélérées afin de faire passer le projet en force, notre opposition ne fait qu’émerger. Rendez-vous sur cette page pour être tenu informé des suites de l’enquête publique et des recours juridiques éventuels !
Lancée par FNE Île-de-France le
124 signatures
Objectif : 20 000